Un geste symbolique pour l'environnement
Écologie et engagement : la chaise des générations remise à Marie-Claude Nichols
Ce lundi 31 mars, des élèves du comité vert de l'École secondaire de la Cité-des-Jeunes ont remis une chaise des générations à la députée de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols. La chaise réalisée par deux étudiantes du programme Arts-Études, Sarah Vincente-Handabaka et Alexina Hébert-Fréchette se veut d'être un geste symbolique soulignant l'importance des considérations environnementales dans les décisions politiques et met de l'avant les préoccupations des jeunes face à la crise climatique.
Accompagnés de Sophie Dyotte, animatrice à la vie étudiante, volet environnement à la Cité-des-Jeunes et de Maribelle Leclerc-Hallé, enseignante à la Cité-des-Jeunes et militante pour Mères au front Vaudreuil-Soulanges, les jeunes ont profité de l'occasion pour présenter à la députée leurs demandes en matière de transport en commun.
Mathias Boss, l'un des élèves impliqués dans cette initiative, a expliqué : « Cette chaise représente notre génération et notre dévouement envers l'environnement et notre planète. On trouve qu'il est important de souligner les considérations de la jeunesse dans la prise de décision. Malgré tous les autres problèmes qui font surface, la crise climatique ne ralentit pas et c'est important de ne pas l'oublier. »
L'enseignante à la Cité-des-Jeunes et militante auprès de Mères au front Vaudreuil-Soulanges, Maribelle Leclerc-Hallé, a ajouté : « La crise climatique ne s'est pas mise sur pause parce qu'il y en a qui ont décidé de nous créer des problèmes supplémentaires. Par chance, dans ces moments où nous pourrions perdre espoir et devenir un peu cyniques, il y a l'art qui nous apporte de nouvelles perspectives et de la lumière face aux enjeux. »
« C'est un honneur d'avoir été ciblée par ces jeunes sensibles à l'environnement pour recevoir une chaise des générations. Nous devons absolument prendre des mesures environnementales plus ambitieuses. Leur démarche nous rappelle à quel point il est crucial de penser à l'avenir dans chacune de nos décisions », a pour sa part fait valoir la députée de Vaudreuil.
Une oeuvre engagée
La chaise en bois représente la faune ailée et la biodiversité du Québec avec un arbre et des abeilles.
Sarah Vincente-Handabak, l'une des élèves-artistes participantes, a précisé la symbolique de la chaise : « L'arbre qui se trouve au milieu de la chaise représente l'importance de protéger les arbres. En bas, on a les couleurs qui représentent les quatre saisons, qui sont la base de notre écosystème, et un oiseau pour représenter la faune. »
« La chaise représente vraiment la flore et la faune de notre région, qui est magnifique et dont nous avons la chance de profiter. Nous voulons que les générations futures puissent en profiter aussi », a renchéri l'enseignante et militante, Mme Leclerc-Hallé.
Une vision pour l'avenir
Alice a exprimé une vision d'avenir : « Tous les jours, nous voyons les élèves des écoles primaires, nos petits frères, nos petites sœurs, et nous voulons qu'ils puissent grandir et s'épanouir sur une planète en santé, l'aimer, la respecter et apprendre à la comprendre. C'est pour ça que nous croyons qu'il est temps d'arrêter de parler et d'agir, et c'est avec des gens qui ont le pouvoir, des gens comme vous, que nous y arriverons. »
Discrets, des vélos décorent également le dossier de la pièce qui trône désormais à la réception du bureau de la députée. Ces vélos sont, en quelque sorte, le symbole des revendications et préoccupations des jeunes étudiants : l'accessibilité au transport en commun sur le territoire.
Une réflexion sur le transport en commun
« La majorité d'entre nous irons au cégep l'an prochain et nous aimerions bien pouvoir nous y rendre en transports en commun, mais il faudrait que le service soit plus accessible et pratique. Dans certains quartiers, il n'y a pas assez d'autobus, donc les étudiants doivent prendre leur voiture pour se rendre à la gare au lieu de seulement utiliser le transport en commun. Nous avons aussi remarqué qu'entre certaines villes, par exemple Saint-Lazare et Vaudreuil, il n'y a pas de service d'autobus. On aimerait vraiment que le transport en commun soit plus pratique et accessible pour inciter plus de gens à l'utiliser. On viendrait ainsi briser un cercle vicieux », a indiqué Liviane Marquis, étudiante impliquée.
L'engagement politique pour l'environnement
Marie-Claude Nichols a tenu à remercier le mouvement Mères au front pour leurs nombreux combats menés en collaboration, notamment sur le dossier du stationnement de l'hôpital. Elle a reconnu les lacunes du transport en commun dans la région : « Nous sommes conscients des défis en matière d'accessibilité au transport en commun et nous y travaillons. Tout est une question de coût et d'utilisateur, mais nous constatons une demande croissante, surtout de la part des jeunes. Les comtés de Vaudreuil et de Soulanges connaissent une explosion démographique, et le contexte fait en sorte que nous devons mettre en place une offre de service adéquate. Il faut trouver des solutions. Je comprends le besoin et je m'engage à faire les démarches nécessaires pour vous accompagner dans tout cela. »
Sur la photo: En avant-plan: Sarah Vincente-Handabaka et Alice Gravel. En arrière-plan: Linda Robichaud du regroupement Mères au front Vaudreuil-Soulanges, Sophie Dyotte, animatrice à la vie étudiante, volet environnement à la Cité-des-Jeunes, Liviane Marquis, Alexina Hébert-Fréchette, Joelle Brady, Maribelle Leclerc-Hallé, enseignante à la Cité-des-Jeunes et militante pour Mères au front Vaudreuil-Soulanges, Jocelin Gariépy, Michel Favreau, Marie-Claude Nichols et Mathias Boss
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