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Projet de construction d'une caserne

La commission de protection du territoire agricole du Québec donne son aval à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot

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30 mars 2021
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Jessica Brisson
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Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

Après avoir refusé le projet de construction d’une caserne sur le terrain à l’intersection des boulevards Don Quichotte et Saint-Joseph, à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, voilà que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) change son fusil d’épaule et autorise la ville à y construire sa caserne.

La mairesse de NDÎP, Danie Deschênes, en a fait l’annonce, ce lundi, lors d’une séance extraordinaire du conseil. « C’est une excellente nouvelle. Nous sommes toujours dans nos délais. Nous avions prévu le début des travaux ce printemps, donc puisque nous avons maintenant l’autorisation de la CPTAQ, nous allons vous présenter le projet de caserne dans les prochains jours », a laissé savoir la mairesse.

Rappelons qu’en décembre dernier, la CPTAQ avait laissé savoir à la Ville qu’elle s’opposait au projet de construction, ce que la Ville a contesté devant la justice. En entrevue avec Néomédia, en décembre, la mairesse soulignait: « Malgré une décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) datant de 1988 qui autorisait la Ville à construire sur ce terrain en zone agricole des immeubles à vocation résidentielle ou commerciale, la CPTAQ refuse maintenant d’y autoriser la construction d’une caserne, et ce, même si la Ville en est propriétaire. »

Soulignons qu’afin de pouvoir aller de l’avant avec le projet, la CPTAQ demandait à ce que la Ville de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot rouvre le processus légal pour faire en sorte que la notion d’immeuble à vocation institutionnel soit ajoutée au jugement. Cette demande était jugée comme étant inacceptable par l’administration municipale.

« À nos yeux, il s’agit d’un caprice de la part de la CPTAQ. L’intention du jugement est de permettre d’utiliser le terrain pour autre chose. Là on s’arrête au fait que le mot institutionnel n’est pas inclus dans le jugement », soulignait la mairesse.

D’ailleurs, ledit jugement, dont Néomédia a eu copie, stipulait que le terrain visé « n’offre plus, de par sa localisation, du sol qu’on y retrouve et des autorisations de la Commission, d’intérêt pour l’agriculture. »

Un projet financé à 100% par la Ville

Questionnée à savoir le montant exact de la facture du projet et celui de la subvention reçue, Danie Deschênes a précisé: « Au niveau des subventions, il n’y en a pas. Comment ça fonctionne c’est que les villes sont évaluées sur leur modèle de gestion, sur leur taux d’endettement, d’investissements et de mobilisation. La Ville de Notre-Dame ne figure pas dans les calculs d’aide puisque dans le fond, le calcul mathématique est fait à partir d’une note. Au-delà de 81, les villes ont des chances de recevoir des subventions, et à Notre-Dame, notre note est de 71. Nous sommes dons bien loin d’avoir accès à une subvention parce que notre taux d’endettement est trop bas et parce que nos avoirs, en général, sont acceptables. »

Ceci étant dit, l’administration municipale compte présenter l’échéancier, les plans et le budget liés au projet très prochainement.

Achat de matériel

En plus d’annoncer l’approbation de la CPTAQ, la séance extraordinaire a permis, au conseil municipal d’entériner diverses résolutions en lien avec le projet de caserne sur son territoire. Effectivement, la Ville a procédé à l’adoption, entre autres, d’une résolution en lien avec l’achat de deux camions de style « pick up » pour la caserne, au montant de 122 603, 80 $.

« Ceux qui ont suivi les plans budgétaires verront que nous sommes à l’intérieur des budgets prévus, puisque nous avions prévu une dépense de 240 000$. Ceci étant dit, les véhicules ne seront pas munis des équipements nécessaires pour le service des incendies. Le montant résiduel permettra donc à financer lesdits équipements », a ajouté la mairesse.

L’achat de deux camions autopompes-citernes a également été entériné ce lundi, pour une dépense de plus de 1,8 million de dollars. « Le budget était de 1 905 000$ alors nous sommes heureux d’entrer dans l’enveloppe budgétaire prévue. Le directeur incendie, Yanick Bernier, s’est dit très heureux des spécifications des véhicules puisqu’ils répondront parfaitement aux besoins du territoire », a poursuivi Mme Deschênes.

Finalement, le conseil municipal a approuvé l’achat de boyaux d’incendie au montant de 43 430$, soit au-delà du budget prévu initialement.

À lire également

Le projet de construction de la caserne de NDIP est entre les mains de la justice

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1

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  • É
    Économie
    temps Il y a 4 ans
    Bravo! Je suis vraiment surpris. Normalement ils disent non a tout.

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